Collège 600 Georges Brassens

Conception réalisation entretien maintenance d’un collège d’une capacité d’accueil de 600 élèves à Villeneuve le Roi

Maitrise d’ouvrage : Département du Val de Marne
Mission : Complète
Surface : 5 972 m²
Montant des travaux : 19 750 000 €HT
Performance environnementale :
- Labels Passivhaus
- Certification HQE niveau excellent
- Démarche E+C-
- Gestion des EP zéro rejet
Avancement : APD en cours

Perspectiviste Plasticine

 

L’environnement dans lequel le collège de Villeneuve-le-Roi s’implante est fortement marqué par son contexte urbain, actuel et futur. L’évolution du lycée, la forte contrainte acoustique liée au survol aéronautique de la parcelle, la proximité du supermarché voisin, le caractère inondable, et le travail en site occupé figure parmi les contraintes qui dessinent le projet.
Ce contexte nous a paru déterminant pour la conception du projet architectural et paysager, pour son implantation, sa volumétrie et le choix des matériaux qui composeront le nouveau collège Georges Brassens.
Nous avons voulu nous inscrire dans ce contexte et proposer une architecture calme, sereine et rassurante, ayant à la fois la capacité de protéger les enfants d’un contexte défavorable à l’éducation, mais aussi pouvoir afficher depuis l’espace public un dessin affirmé, harmonieux et symbolique de ce que peut représenter l’éducation.

La conception de la volumétrie du bâtiment est donc au service, non seulement de l’aspect extérieur qui se veut le plus sobre possible, mais aussi de la qualité des ambiances intérieures. Elle naît pleinement de cette organisation programmatique et traduit notre souhait d’offrir un usage simple et confortable de l’établissement.
Par ailleurs, la composition de façade répond à une démarche d’unité globale. Par le traitement des volumes majeurs relativement monolithiques, on vise une architecture sobre et compacte, peu dispendieuse, et dans la logique d’une démarche de construction passive. La cohérence globale est un but, pour affirmer le caractère institutionnel de l’établissement d’enseignement. Le lexique de façade employé, avec le type d’ouvertures propre au milieu scolaire, les cadres saillants pour donner du relief et du rythme à la façade, l’architecture créée par ce même type d’ouvertures constant quel que soit la fonctionnalité des locaux, l’homogénéité des matériaux employés en façade participent à la constitution d’un tout. L’utilisation parcimonieuse d’ensembles vitrés verticaux rompt par ailleurs la rigidité du dessin de façade très horizontal.

Dans la composition architecturale, uniquement deux matériaux ont été retenus pour habiller l’intégralité des façades du projet. Pour souligner les volumes principaux du projet, donner une assise à certaines des élévations et garantir une certaine pérennité aux espaces couramment empruntés par les élèves, la brique de parement a été privilégiée dans le projet. La brique claire, aux teintes légèrement panachées entre le blanc et le beige, donne un aspect contemporain à la composition, tout en rappelant ce matériau couramment utilisé dans de nombreux immeubles de la commune. En complément de la brique, permettant par son calepinage d’offrir une matérialité très marquée aux sections de façade que nous avons sélectionnées, les façades enduites en blanc liaisonnent le reste de la composition. Réduit à ces deux matériaux de teintes similaires, l’alternance fonctionne comme une complémentarité plus qu’à une dualité. Face à face, les matières se répondent et mettent en valeur selon les circonstances une section du bâtiment, un angle, un sous-bassement ou une perspective.

C’est par l’intégralité des traitements architecturaux et des aménagements paysagers limitrophes que le projet trouve sa richesse et sa subtilité. Cerclé d’une alternance de patios visibles à travers des claustras, le projet fait découvrir une frange plus fine que sa simple façade n’y parait. Longé par ses deux préaux, les ombres, les transparences du toit et les creux de la charpente offrent des détails et des reliefs que la compacité du volume principal ne se permet pas. Les aménagements paysagers prennent un dessin bien plus organique, alors le bâtiment opte pour un dessin plus orthogonal.