Bureaux de la CAMVS

Extension des bureaux de la CAMVS à Dammarie les Lys

Maitrise d’ouvrage : Communauté d’Agglomération de Melun Val de Seine
Mission : Complète + OPC
Surface : 2 355 m²
Montant des travaux : 5 252 000 €
Performance environnementale :
- RT 2012
- Gestion alternative des EP
Avancement : Livré (2019)

 

Trop en retrait par rapport à l’avenue du maréchal Leclerc, les bureaux n’offraient que peu de visibilité. Nous avons souhaité rendre une identité et une visibilité à l’ensemble du site, par le biais d’une implantation volontaire et marquée.

L’extension s’implante en rupture du bâtiment existant, non plus en parallèle mais avec un angle marqué pour créer un signal, cette perspective formant appel sur l’espace public. L’extension, de par cette implantation, s’ouvre largement sur le parc conservé. La surélévation de l’existant, en léger retrait de celui-ci, permet de créer une liaison visuelle et fonctionnelle avec l’atrium du nouveau bâtiment.
Depuis le portail existant, le piéton traverse un parcours scénique, constitué de lanières de dalles bétons, de bancs, de panneaux d’information et d’espaces paysagers thématiques (rétention d’eau, gestion différenciée, plantes phytorémédiatrices...). Ce parcours se prolonge sous le bâtiment, vers le parc. A la croisée de ce parcours et du bâtiment se développe un parvis menant à l’entrée. Cette entrée formant atrium, distribue l’ensemble des niveaux, aussi bien de l’extension, que de l’existant. Largement ouvert, il offre des transparences vers le patio, entrée d’usage.
Le parc est préservé par l’implantation et la compacité de l’extension en R+3. Les bureaux et les salles de réunion font face aux arbres. Depuis les terrasses en attique, on obtient un paysage et une vue privilégiée dans un milieu urbain.
L’ensemble formé par l’extension et le « U » existant forme une boucle qui permet de fluidifier les relations entre services. On évite les culs-de-sac et on multiplie les échanges informels. Chaque étage de bureau, bien que construit d’une manière rationnelle, s’attache à trouver des espaces sortant de la régularité du plan linéaire.
Ces irrégularités forment des percements sur le parc, brisant les perspectives et permettant des vues nouvelles, des apports de lumière naturelle. Nous avons conçu chaque croisement entre l’extension et le bâtiment existant comme des lieux conviviaux.
Basé sur une structure simple et économique, où les façades sont porteuses, les plateaux laissent une possibilité d’aménagement évolutif et modulaire. Dans la même logique, la compacité et l’implantation du bâtiment préservent une large partie du terrain dans le parc. Aujourd’hui paysage pour les bureaux, il peut devenir réserve foncière pour une extension ultérieure.
Associé à des performances énergétiques et environnementales élevées : ventilation double flux, gestion alternative des eaux pluviales, l’exploitation et la maintenance ont été pensées pour être simples : système de chauffage climatisation identique à l’existant, accès aux équipements techniques par escaliers et ascenseurs et protégés des intempéries.

A l’image de la position de la Communauté d’Agglomération entre villes et forêts, les bureaux de la CAMVS peuvent se donner l’occasion d’exister à la fois dans son milieu urbain et de conserver sa position privilégiée dans un parc arboré.
Ce projet, à travers ses enjeux, est exemplaire dans sa capacité à tenir compte du bien-être de ses utilisateurs et est prêt à évoluer dans le temps.